Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »
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dimanche, février 21, 2016


Pas facile, ce thème, vu le temps…

J'ai dû replonger dans de vieux souvenirs, de quand on partageait tous les deux les mêmes temps de folie et de créativité. Ah ! Vivement qu'on se remette ensemble. Pour être un peu mieux comme nous sommes différents.

vendredi, février 12, 2016


Il y a les objets du quotidien,
les compléments d'objet,
l'objet du délit,
les obje(c)t(ifs),
les premiers jets de l'aube,
et les objets sans objet :
comme cette petite dame.

N'est-ce pas curieux ?

mercredi, février 03, 2016


« C’est quand même bizarre comme thème, tu ne crois pas ?
— Tu as une idée ?
— Oui, je vais prendre en photo une orange.
— Mais ce n’est pas bleu !
— Tu as raison, ils ne vont pas comprendre.
— Tu n’as qu’à écrire “bleu” dessus.
— Excellente idée ! Tu es vraiment génial comme amoureux ! »

mardi, janvier 26, 2016


Je me demande ce que signifie, avec précision, le mot "flou". Est-ce ce qu'on ne peut pas voir parce qu'on est insuffisant ? Insuffisamment rapide, savant, sensible. Ou existe-t-il une réalité absolument floue, où quelque soit l'infinie précision que l'on acquiert le flou reste flou ?

Je m'interroge ainsi sur ce qui est relatif et ce qui est absolu. J'ai souvent vu confondre les deux, et il me semble que la distinction est intéressante. Par exemple, la lune et les étoiles. Elles peuvent être floues parce que trop éloignées, on n'en discerne pas les détails. Elles peuvent être floues parce que trop rapides devant le temps d'ouverture de l'appareil. Mais peut-on leur trouver un flou absolu ? A l'échelle des atomes, c'est évident, je pense plutôt à un flou dans leur ensemble. Quelque chose de profondément insaisissable…

Le flou est à mot esprit comme un mot sur le bout de ma langue. Je sais qu'il est là, quelque part, mais je n'arrive pas à mettre avec certitude le doigt dessus. C'est bien flou tout ça.

jeudi, janvier 21, 2016


Comme il y a des règles simples et d'autres qui sont complexes.

Comme la semaine trois qui ne dure que jusqu'au jeudi et que la semaine quatre quand commence-t-elle personne ne dit rien ?

Et les lacets, c'est plutôt simple. Celui du dessus maintient celui du dessous contre la chaussure. Mais pourquoi fait-on des lacets si longs qu'il nous faut faire des boucles pour ne pas marcher dessus ? Pourquoi les boucles, n'y a-t-il rien d'autre à proposer ?

Il y avait bien ceux des marins, dans un cadre au fond bleu, si parfaits si serrés qu'on croirait qu'ils étaient hors de portée. Et je l'ai cru un instant avant d'essayer. C'était simple, comme un scoubidou : celui du dessus tient celui du dessous mais doit être tenu aussi. Ca faisait de beaux noeuds mais aucun n'allaient sur mon lacet.

C'est un comble, je trouve. De n'avoir qu'un noeud. J'en ai fait d'autres, mais aucun n'était comme ces deux boucles. A croire que c'est un passage obligé, les boucles. Les lacets sont si longs car c'est la physique qui veut ça, il n'y a rien de plus simple que deux grandes boucles pendantes.

Comme il y a des règles simples et d'autres plus complexes. Je me demande ce qui est vraiment simple quand on ne s'endort jamais.

dimanche, janvier 17, 2016


Il ne valait presque rien, il pesait son poids de bois mais c’était quand même un petit morceau. Nous l’avons coupé à deux, de biais parce qu’il le fallait. C’était une pièce maitresse, et comme la plupart des maitresses elle oeuvrerait dans l’ombre. Alors nous nous fichions bien de son apparence, le principal était qu’elle soit de biais. Elle a pris sa place, derrière un panneau parfaitement verni. Une petite cale, qui faisait toute la différence, entre les mains de l’Explorateur. Des mains dont le bout des doigts souffraient d’avoir trop froid. Tout était moche, la pièce, ses gants sales, le sol de béton, mais tout était beau : nous travaillons le bois ensemble.

Je ne sais jamais s’il faut mettre un «s» à ensemble.
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