Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »

mercredi, septembre 24, 2014

J'ai testé pour vous…
Stopper les tétées de nuit ! (partie 2)

La petite bulle se couche à son heure habituelle. La nuit tombe doucement dans l'appartement. Il n'y a pas encore chez nous de lumière dans toutes les salles alors je migre vers la cuisine. Le temps s'écoule paisiblement, dans un beau silence nocturne. Un clocher quelque part sonne les heures que ses aiguilles voient passer. Quand je suis fatiguée ce ne sont pas mes paupières qui tombent, ce sont mes arcades qui deviennent trop lourdes. Mon crâne veut fondre sur l'oreiller. Mon front veut s'affaisser dans le paisible. Je me dis : Oh Céline ! Si tu dors là, ce sera plus difficile de te réveiller ensuite ! Attends ton heure ! Attends ton heure ! Et je lutte.

Un peu avant minuit, j'entends un fin soupire qui s'échappe de la chambre de la petite bulle. Mon coeur bat d'un coup ! J'écoute. Le soupire gémit. Le gémissement m'appelle en pleurant. J'éteins les lumières trop vives et je vais voir. La petite bulle a faim. Oh quelle misère ! Elle est morte de faim ! Elle se tord dans mes bras, elle refuse mon câlin. Je la serre contre moi et à l'oreille, je lui explique :
Oh petit ange, ta maman t'adore
Oh petit ange, ta maman t'aime
C'est pourquoi, cette nuit, tu dors
Tu n'auras pas à téter la crème…


La petite bulle s'apaise, elle m'écoute. Je lui explique :


Durant la nuit, on calme son esprit,
On calme son corps, on calme sa vie.
Durant la nuit, c'est le repos de tous,
On attend serein qui vienne le matin…


Doucement, je vais me coucher avec la Pitchouna. Dès qu'elle sent le matelas contre son dos, elle se tourne pour me retrouver, comme pour téter. Je referme la couette sur moi, je lui explique :

Repose toi, la faim passera,
Commence tes rêves, le matin sera là,
Fais-moi confiance, il ne t'arrivera rien
Jeuner la nuit pour que ta maman dorme bien…




Je la regarde, elle se débat, je chante pour l'apaiser, je la câline, je reste sereine. Plus la petite bulle pleurait et plus je savais ce que j'avais à faire. Moi aussi je sentais un petit creux dans mon ventre. Je gardais cette sensation en tête pour ne pas oublier contre quoi la petite bulle se débattait. Elle frappait le matelas de ses petits poings et puis s'apaisa. Elle s'endormait ! Je m'endormis aussitôt.

Elle cria soudain ! Non, elle ne dormait toujours pas, elle avait encore faim ! C'était quoi cette maman qui ne comprenait pas ! Elle reprit l'expression de sa déception, elle criait à la lune. J'étais là, je la berçais. Je balançais ses jambes, elle aimait cela. Elle s'endormit. Je m'endormis aussi sec !

Elle se réveilla encore, elle pleura encore. Mais cette fois, elle me tourna finalement le dos, comme pour me dire : "Puisque c'est ainsi, je boude !" Je la laissai faire. J'attendis. Elle chercha de nouveau le sein, je la tournai dos à moi et la serrai contre mon coeur. En chantant doucement, je sentais qu'elle s'apaisait. Elle lutait parfois pour se retourner mais j'insistais. Endors toi ma belle Louloute, maman t'adore.

Je ne sentais plus la faim. La petite bulle dormait tranquillement contre moi. Je l'allongeai un peu plus loin dans le lit et fermai les yeux à mon tour.

Il y avait du brouillard plein la rue. Un vrai embouteillage ! Je regardais l'heure : 6h ! J'avais tenu ! La petite bulle dormait encore ! Je me couchais à côté d'elle, me demandant comment lui faire comprendre que la nuit avait pris fin. 7h, un fin soleil perçait un chemin entre les brouillards. L'adorable ouvrit les yeux, je l'accueillis contre moi. J'étais fière d'elle !

Le lendemain soir, la petite bulle se coucha de nouveau à son heure habituelle. Je luttais contre le sommeil pour faire comme la veille. Puis n'y tenant plus, je me couchai, sans vraiment trouver le monde des rêves. Je ne pouvais pas me retenir de penser. J'étais comme la nuit d'un certain 3 janvier où je me tâtais à me rendre à la maternité : à la fois excitée, peureuse, impatiente et heureuse. Je m'endormis finalement.

Cette seconde nuit, ce n'est pas la Pitchouna qui me réveilla, mais un tracteur dans la rue. Il faisait déjà jour. Il n'a fallu qu'une nuit pour que l'adorable ne réclame plus rien à la nuit. J'étais presque déçue.

Note finale du test : 5/5


Quand vous sentez que c'est le bon moment, n'hésitez pas ! Il est vrai que la petite bulle a beaucoup pleuré cette nuit là mais la clef de la réussite est selon moi la confiance : ayez confiance en votre jugement et ayez confiance envers votre petit bout de chou.

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Céline.

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